Formation

Ni manager, ni médiateur : facilitateur !

En période de transformation, pour développer une culture coopérative, un nouveau rôle apparaît : le facilitateur.

Au service du collectif, il est en charge d’animer temporairement une séquence de travail en se concentrant uniquement sur la méthode. Il permet de capitaliser sur l’intelligence collective pour des temps de travail à plusieurs réellement efficaces. Sa présence renforce le rôle des managers et permet de développer, en pratique, la transversalité.
Tradition Vs coopération

Un monde imprédictible

Les entreprises intègrent progressivement l’idée que les fonctionnements qui ont fait leur succès dans le passé ne sont plus des recettes pour l’avenir. On se demande aujourd’hui comment développer des idées neuves, changer les postures, intégrer cette part grandissante d’incertitude. On ne sait comment faire du changement un ingrédient du quotidien professionnel, tout en gardant les bonnes pratiques qui sécurisent les processus.

 

L’équation est complexe, elle appelle des solutions nouvelles, qui ne peuvent se construire que par la pratique, les tests, en acceptant la logique essais/erreurs. Elle nécessite de changer les manières de fonctionner au travail en particulier en ce qui concerne la coopération, facteur de solidité et d’innovation face aux bouleversements des marchés.

 

Travailler ensemble : pas si simple !

Le sens collectif n’est pas inscrit dans notre culture de travail. On a tendance à croire qu’en mettant des gens compétents dans la même salle ils vont produire ensemble des idées constructives. Ça arrive, parfois. Mais bien souvent les équipes ont du mal à déployer une réelle efficacité à plusieurs.

Les logiques de concurrence, le manque de maîtrise des processus d’idéation, le poids des considérations hiérarchiques font que les ateliers de travail collectifs sont souvent ennuyeux et rarement productifs.

Face à ce constat, les exhortations à coopérer ne suffisent pas !

 

Changer les manières de faire

Pour réellement développer des manières de faire en collectif, il est nécessaire, d’abord, d’accepter que le fonctionnement d’un groupe ne s’enclenche pas par magie. Pour qu’un groupe fonctionne, il faut s’en occuper et s’appuyer sur des méthodes pratiques, éprouvées.

 

Le facilitateur

Faire travailler des gens ensemble, c’est une compétence !

Le facilitateur est une personne qui a pour rôle d’assurer le bon déroulement d’un atelier de travail à plusieurs en appliquant une méthode.

Il est uniquement dédié à l’animation de l’atelier et il n’intervient pas sur le fond du sujet : il accepte de ne pas s’intéresser au sujet traité le temps de la séquence de travail.

Un rôle nouveau

C’est un rôle particulier – à l’opposé de nos croyances en un fonctionnement « naturel » des collectifs – qui nécessite de se mettre au service du groupe.

Intégrer la facilitation, c’est opérer un changement de logique et prendre la mesure de l’importance et de la complexité de la coopération.

C’est particulièrement utile quand il faut trouver des idées innovantes, cadrer un sujet complexe, prendre des décisions difficiles, embarquer un collectif, concevoir une stratégie…

Une ressource interne

Intégrer cette compétence en interne

S’il est nécessaire de faire intervenir un facilitateur externe sur des situations très sensibles, intégrer cette compétence en interne permet de systématiser cette pratique. En facilitant les réunions de travail, on crée une habitude nouvelle de travail qui permet de gagner du temps, d’économiser de l’énergie, de réduire les frustrations, et de pratiquer un consensus actif aussi largement que possible.

On développe ainsi concrètement et visiblement une culture de travail plus coopérative et attentive aux gens.

 

Le réflexe facilitateur

Une réunion à venir s’annonce tendue ? Une équipe doit innover rapidement et se coordonner ? Un comité cross-équipe doit prendre une décision importante ?

Faire intervenir un facilitateur interne, c’est se donner toutes les chances de faire de la séquence de travail collectif un succès.

Bien briefé, conscient des enjeux sans être partie-prenante, il pourra permettre à chacun de participer utilement et au processus d’aboutir.

 

Ce que ça produit

Une réduction sensible des jeux de pouvoir

Chacun est écouté et entendu

De nouvelles possibilités de trouver des consensus qui ne soient pas le plus petit dénominateur commun.

 

Développer un réseau de facilitateurs

Développer en interne un réseau de collaborateurs formés à la facilitation, c’est internaliser l’expertise du travail coopératif.

Cela permet aussi de faire évoluer la culture de l’entreprise vers plus de transversalité, la prise de décisions autour de consensus ambitieux, et une capacité accrue à innover, à s’adapter et à intégrer le changement comme un paramètre de la vie professionnelle.

 

Qui peut être facilitateur ?

Des gens qui ont envie ! les conditions :

– être légitime et reconnu

– être attentif aux gens

– avoir envie de s’impliquer dans la vie de l’entreprise au-delà de son job habituel

– avoir envie de découvrir une autre manière de travailler ensemble.